Un Avion Sans Elle, de Michel BUSSI


un avion sans elleCela faisait déjà plusieurs mois que je voyais de manière récurrente des passagers lire ce roman dans les transports en commun… Alors quand on me l’a prêté, en me le recommandant chaudement de plus, je l’ai dévoré sans attendre ! Malheureusement, au contraire de la plupart des critiques que j’ai pu lire / entendre, je n’ai pas été enthousiasmée par Un avion sans elle.

Points positifs, j’ai trouvé le début plutôt accrocheur et l’intrigue originale  : en 1980, un accident d’avion tue tous les passagers du vol à l’exception d’une petite fille, dont l’identité ne peut être établie, et que deux familles endeuillées réclament comme leur…

Néanmoins, très rapidement, j’ai trouvé l’histoire ennuyeuse : le récit alterne les points de vue entre le journal du détective privé qui s’est occupé de l’affaire pendant les 18 dernières années (toutes ces pages, alors qu’on sait depuis le début qu’il n’a trouvé la solution qu’au terme des 18 ans…) et les différents protagonistes. Or, j’ai eu le sentiment de lire beaucoup de lignes pour pas grand chose. L’intrigue ne progresse pas, sauf dans les derniers chapitres, et ce n’est pas un roman que l’on lit pour son style ou son ambiance, assez décevantes à mon goût pour un polar…

Le rebondissement final, à moitié prévisible, m’a semblé tiré par les cheveux, de même que la manière dont notre héros, Marc, parvient en quelques heures à démêler les fils de l’histoire… De plus, c’est un roman qui recours à beaucoup de clichés, qu’il soit question des détectives privés, des turcs, des sdf, etc.

Ainsi, j’ai trouvé les personnages caricaturaux : l’héroine, Lily, est la jeune fille belle et parfaite en tout point, sa famille d’adoption est pauvre mais pleine de bons sentiments, l’autre famille, riche, respire le calcul et la méchanceté. Le seul personnage qui évolue psychologiquement le long de ce roman est Malvina, qui est donc l’un des protagonistes que j’ai appris à apprécier.

Néanmoins, Un avion sans elle se lit vite, et malgré les défauts que j’ai pu lui trouver, j’ai moi-même été happée par l’histoire et j’avais très envie de découvrir la suite au fur et à mesure de ma lecture.

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Un polar qui se lit vite mais assez décevant, avec des personnages trop caricaturaux et une intrigue sans réel intérêt.


Les petits [+] : un début prometteur, une lecture prenante

Les petits [-] : des personnages caricaturaux, de nombreux clichés, une intrigue qui ne progresse pas


Autour du roman :

Un avion sans elle est un roman de l’auteur français Michel Bussi, publié en 2012 aux Presses de la Cité. Il a reçu le Prix Maison de la Presse et le Prix du Roman Populaire.


L’intrigue :

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias, ont baptisée Libellule.
Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante, jusqu’à ce que les masques tombent.
Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ?
Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Bookmarquez le permalien.

2 Comments

  1. Sur « Un avion sans elle » de Michel Bussi.

    D’accord avec votre analyse.

    Les gens sont vite contents finalement.

    Je dirais que c’est un bon polar (7/10), mais qui pèche par des faiblesses et des facilités stylistiques. Les « merde, je m’en fous, putain » cela fatigue… et cela ne le fait plus trop. Petite concession inconsciente pour appâter le lecteur ? Étonnant, car l’auteur est capable d’une prose soignée à certains moments.

    Les ficelles sont un peu apparentes, les clichés liés à un suspense terrible introduit et cassé avant la page blanche sont lourds et le surgissement final de Malvina est peu crédible.

    Tout cela est étonnant pour un professeur…

    On n’est pas loin du commercial (on l’évite ici de justesse) qui, à mon avis, va surgir quasi annuellement !!!

  2. Tout à fait d’accord avec cet avis. J’ai ressenti à peu près la même chose. Ce n’est pas le meilleur roman de Bussi. J’ai adoré « Nymphéas noirs » par exemple.

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