Moi, Constance, princesse d’Antioche, de Marina DEDEYAN


antiocheCe roman m’a tout d’abord séduite de par son cadre spatio-temporel : le Moyen-Orient au XIIème siècle. J’ai vraiment apprécié de découvrir cette partie du monde (la principauté d’Antioche, au nord de la Syrie) et le cadre historique du roman (la défense des États latins d’Orient), à travers les yeux de l’héroïne, Constance. Cela m’a permis d’en apprendre davantage sur cette époque mouvementée et si fascinante (et plutôt méconnue).

On sent que l’auteure, Marina Dédéyan, maîtrise son sujet car elle retranscrit à merveille cet univers et son atmosphère. C’est, selon moi, à la fois le défaut et l’atout de ce roman. Autant, j’ai apprécié de me retrouver plongée dans ce monde, autant le langage utilisé m’a semblé souvent trop désuet et lointain, surtout dans les dialogues. Ce qui m’a le plus gênée dans ce livre est la narration, au passé simple et à la première personne, qui donne un peu l’impression de « survoler » l’histoire de cette princesse d’Antioche. De plus, la suite continue de conflits politiques et militaires, et de nouveaux personnages y étant liés, finit par devenir lassante.

Néanmoins, j’ai aimé le personnage principal, Constance, dont j’ai apprécié le caractère et l’histoire, en particulier la relation qu’elle entretient avec son premier mari. C’est une femme de pouvoir, qui dépend pourtant des hommes pour gouverner, et qui tente de protéger sa principauté depuis son plus jeune âge. Cette figure marquante est, pour moi, l’un des atouts principaux de ce roman.


Les petits [+] : le cadre historique, l’atmosphère, l’héroïne

Les petits [-] : le langage et la narration qui produisent une impression de lointain et de désuétude


Autour du roman :

Moi, Constance, princesse d’Antioche est le premier roman publié par l’écrivaine française Marina Dédéyan. Il a été publié en 2005 aux Editions Stock. Il a reçu le prix fémin’Ain 2005 et le prix Guy de Maupassant 2006.


L’intrigue :

« A l’hiver 1130 le sort de la principauté d’Antioche au nord de la Syrie, conquise par les Francs trente ans plus tôt, repose sur les frêles épaules d’une enfant de sept ans. L’histoire de Constance de Hauteville racontée par elle même est à l’image de cette époque : extraordinaire. Petite fille, mariée en secret, à neuf ans, à un chevalier de vingt-cinq ans son aîné, elle découvre peu à peu les armes de son sexe faisant de ce mariage de raison une étonnante histoire d’amour. Elle apprend aussi à surmonter la haine de sa mère en même temps qu’à louvoyer entre les revendications des empereurs byzantins, les ambitions du roi de Jérusalem et les attaques des turcs pour préserver sa liberté de femme et de princesse. »

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