Mockingjay (La Révolte), de Suzanne COLLINS (T3)


mockingjayLecture VO

Après avoir beaucoup aimé The Hunger Games et Catching Fire, les deux premiers tomes de la série de science fiction de Suzanne Collins, l’heure est venue de lire l’ultime volet, Mockingjay. Et le seul dont je ne connaissais pas déjà l’intrigue au travers des films.

Je suis passée par beaucoup d’émotions en lisant ce roman… sans vraiment réussir à décider, au premier abord, s’il s’agissait du meilleur ou du pire tome de la série !

Après les seconds Hunger Games, nous retrouvons Katniss Everdeen cachée dans le district 13, où se regroupent désormais tous ceux en guerre ouverte contre le Capitole. Notre héroïne, durablement blessée tant physiquement que psychologiquement, se retrouve encore une fois à devoir être un instrument de propagande télévisuelle, cette fois-ci au service des rebelles, tandis que Peeta, lui, est prisonnier du Capitole.

Ce tome est sensiblement différent des deux précédents et de tout ce qui faisait leur succès : pas d’arène, ni de jeux. Cette fois-ci, il est question d’une « vraie » guerre avec tout ce qui s’en suit (un centre de commande, des entraînements, des combats armés, la mobilisation toute entière de la population…) : j’ai trouvé cependant que ces aspects sonnaient un peu faux, avec un côté carton-pâte, qui était peut être voulu par l’auteur, mais détonne quand on le compare à d’autres ouvrages de science fiction qui décrivent des conflits bien plus crédibles.

Ce roman est également beaucoup plus sombre, voire carrément déprimant (à l’image de l’état d’esprit de son héroïne !). Au fil des pages, s’accumulent tortures, brutalités, morts atroces, trahisons, sans que les personnages principaux soient épargnés, bien au contraire ! Comme Katniss, on traverse ce roman hébété et choqué par les atrocités commises, mais également déçu par certains des personnages (Gale !).

Mais tout ce que je viens de décrire est également ce qui fait la réussite de ce roman : plus sombre mais aussi plus adulte, plus abouti. Oubliés les aspects un peu simplistes et adolescents des premiers tomes : Suzanne Collins, ouvertement anti-militariste et pacifique, dépasse ses propres limites en tant qu’auteure et les nôtres avec. Au monde manichéen des Hunger Games (Remember who the real enemy is ! The Capitol of course !) succède un univers plus complexe, où le lecteur a du mal à discerner amis / ennemis & bien / mal.

En cela, les derniers chapitres de Mockingjay sont parfaitement représentatifs : j’ai versé des larmes (abondantes 😉 !) en les lisant et en découvrant une fin clairement douce-amère. Je ne suis pas surprise qu’elle ait déçue un certain nombre de personnes : des personnages meurent, d’autres nous déçoivent et Katniss n’est plus cette jeune fille forte et quasi-invincible. Tout au long du roman, elle et Peeta, de même que les autres vainqueurs, apparaissent comme des outils, utilisés plus ou moins contre leur gré par les différentes factions et, en définitive, brisés, doutant de la réalité et de là où se trouve leur devoir…

J’admire Suzanne Collins pour avoir « osé » pousser Katniss Everdeen dans ses retranchements et en avoir fait une « vraie » héroïne, qui accomplit les plus durs des sacrifices non pas pour elle-même, comme dans les Hunger Games, mais pour préserver des valeurs indispensables.

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Mockinjay conclue la saga Hunger Games de manière non consensuelle : moins satisfaisant sur le plan du divertissement, ce roman est celui qui permet néanmoins à cette dystopie d’entrer dans une nouvelle dimension, humainement et intellectuellement plus profonde.


Les petits [+] : un univers complexe & porteur d’une réflexion profonde

Les petits [-] : une intrigue sombre, une fin douce-amère


Autour du roman :

Mockingjay (La Révolte) est le troisième tome, publié en 2010, de la trilogie de science fiction Hunger Games écrite par l’écrivaine américaine Suzanne Collins.


L’intrigue :

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.


Maintenant, il ne me reste plus qu’à découvrir Mockingjay (La Révolte en français) au cinéma, dont la première partie sera dévoilée à la fin de l’année et dont voici le trailer (en vost) :

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