L’Esclave, de Carol BERG


esclaveRoman fantasy tout ce qu’il y a de plus classique, L’Esclave se lit néanmoins avec beaucoup de plaisir grâce à l’écriture fluide et agréable de Carol Berg.

La première partie du roman est une réussite : on découvre avec intérêt l’univers créé par l’auteur, assez traditionnel pour une œuvre de fantasy, mais qui contient de bonnes idées. On y découvre le destin de Seyonne, prisonnier depuis seize ans des maîtres de l’Empire des Derzhi. Lorsqu’il devient la propriété du cruel prince héritier, les pouvoirs magiques que détenait Seyonne dans une autre vie pourraient leur être d’un grand secours à tous deux…

Les deux personnages principaux (l’esclave et son maître) sont particulièrement intéressants, et constituent la réussite du roman. Leur rencontre et la manière dont ils s’apprivoisent l’un l’autre, à la manière d’un couple ami-ennemi, est particulièrement réjouissante.

Toutefois, à part ces deux héros, les personnages secondaires présentent un intérêt limité. De plus, la seconde partie de l’œuvre, qui s’intéresse plus particulièrement à la lutte magique entre les héros et leurs ennemis, se révèle moins intéressante et un peu confuse. Le roman s’essouffle donc un peu vers la fin.

En conclusion, il s’agit d’un roman de fantasy très classique, dont la lecture est agréable, les héros intéressants, sans autres prétentions.


Autour du roman :

Ce roman de l’écrivaine américaine Carol Berg a été publié en 2009. Il s’agit du premier tome des Livres des Rai-Kirah. Deux autres tomes (L‘Insoumis et Le Vengeur) complètent ce cycle.


L’intrigue : 

« Seyonne n’a pas toujours été esclave. Autrefois, les membres de son peuple étaient les gardiens d’une magie protégeant le monde contre les démons. Autrefois… avant que les Derzhi ravagent leurs terres et les réduisent en esclavage. Après seize années de misère et d’humiliation, Seyonne est résigné : il attend la mort en évitant le surcroît de souffrance qu’apportent l’espoir et le souci d’autrui. Mais, lorsqu’il est acheté par Aleksander, prince de l’empire derzhi, son fatalisme désespéré vacille. Ce nouveau maître, d’une insouciante cruauté, héritier d’une civilisation qui a assujetti la sienne et règne sans partage sur son monde, semble la proie des démons. Que deviendrait le monde sous l’emprise d’un empereur à leur merci ? Devinant en Aleksander les germes de la grandeur, l’esclave devra, pour le sauver, trouver la force de mener son dernier combat. »

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