L’Enfant de Port-Royal – le roman de Racine, de Rose VINCENT


racineA la croisée de la biographie et du roman, L’enfant de Port-Royal est un ouvrage intéressant à découvrir car, pour une fois, ce mélange des genres est plutôt réussi. A condition d’être intéressé par le héros, le dramaturge Jean Racine, et son époque !

Cet ouvrage permet d’appréhender de manière assez fouillée la vie de Racine, depuis son enfance jusqu’à sa mort, de comprendre la genèse de certaines de ses pièces mais surtout d’en apprendre davantage à propos de l’homme que fut Jean Racine ou tout du moins de l’homme qu’il a pu être. Évidemment, il est plus intéressant de connaître les pièces du dramaturge pour apprécier l’ouvrage. Pour ma part, je ne connais que la célèbre pièce Andromaque, que j’ai lu il y a quelques années et que j’avais beaucoup aimée.

L’auteure n’hésite pas à développer certaines hypothèses quant à la vie de Racine (par exemple, à propos de la mort de Marquise) et à imaginer les « pensées » de l’illustre homme. C’est pourquoi il s’agit véritablement d’un roman et non pas d’une biographie. De ce fait, on est loin de la profondeur et des détailracine2s qu’impliquent une biographie mais je pense que le lecteur y trouvera son compte.

Le style est simple, sans fioritures et quelques passages sont vraiment très réussis, car plein d’émotions. Évidemment, la période historique très riche durant laquelle a vécu Racine explique en partie ce succès.

En conclusion, j’ai trouvé que cet ouvrage permettait de passer un agréable moment en conjuguant de manière simple mais efficace, instruction et plaisir de lecture.


Autour du roman :

L’Enfant de Port-Royal est un roman de Rose Vincent (1918-2011). Il a été publié en 1992 aux éditions Le Seuil.


L’intrigue :

« Un orphelin sans le sou dans une bourgade de province. C’est par charité que l’on admet ce petit roturier dans une prestigieuse école (Les petites écoles de Port-Royal). Trente ans plus tard, il est l’intime du grand Roi Louis XIV, qui le traite en ami. Son atout majeur, c’est le génie, bien, qu’il ait beaucoup de peine à le faire reconnaître. Peut-être, dans son avidité à vivre, donne-t-il trop de temps à de brulantes passions, à de légères amitiés ? Il se bat pourtant, avec persévérance, avec âpreté, sans regarder toujours au choix des moyens, pour que ses ennemis n’étouffent pas sa voix, la plus musicale, la plus cruelle et la plus tendre qu’on ait jamais entendue. Gloire et fortune enfin conquises, reste à trouver la paix de l’âme. La consécration n’éfface ni les remords ni la crainte d’être un jour pesé sur la balance du Jugement Dernier. Un portrait ? Pas vraiment. Plutôt une tentative pour imaginer, fêté et menacé, estimé du Roi mais haï des jaloux, mal-aimé, en proie à d’éternelles inquiétudes, ce qu’ pu être l’homme Jean Racine. »

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