Le Rivage des Femmes, de Pamela SARGENT


rivage_femmesL’idée sur laquelle repose tout ce roman est particulièrement intéressante : dans ce monde de fiction, ce sont les femmes qui détiennent à la fois le pouvoir, la technologie et le savoir ! Cloitrées dans des cités, elles ne se mêlent jamais aux hommes, qui, dans la nature sauvage, vivent dans la violence et le dénuement et considèrent les représentantes de l’autre sexe comme des déesses.

A travers cette intrigue originale, le but est évidemment de renverser le schéma de la domination masculine traditionnelle et de pousser le lecteur à réfléchir sur les rapports hommes-femmes. Toutefois, la force du Rivage des Femmes est de ne pas tomber dans le travers inverse, qui est le danger dans ce type d’ouvrage. En effet, Pamela Sargent nous met en garde aussi bien contre la domination féminine que masculine, et donc contre tous les extrémismes…

En dépit de cette bonne idée, il manque un souffle à ce récit. Les héros manquent de charisme et l’intrigue principale n’est pas parvenue à beaucoup susciter mon intérêt. Les passages qui se déroulent dans la cité des femmes sont intéressants, mais trop peu nombreux, et cela est dommage car cela m’aurait intéressée d’en apprendre davantage sur le fonctionnement de leur société.

De plus, l’atmosphère du Rivage des Femmes demeure plutôt sombre et mélancolique. Une ombre semble planer sur le destin de ces personnages, en dépit des sentiments et des valeurs d’amour, d’amitié, de tolérance qui imprègnent le récit.

En conclusion, ce roman de fantasy est intéressant car il livre une vision nouvelle et non-manichéenne des rapports hommes-femmes, mais il présente peu d’intérêt pour le reste.


Autour du roman :

Ce roman a été écrit par l’auteure américaine Pamela Sargent et publié en 1986. Cette dernière défend à travers ses écrits ses convictions féministes.


L’intrigue :

« Birana est chassée à vingt ans de la Cité des femmes car elle a commis une faute grave. C’est le pire châtiment que puissent infliger les femmes qui ne tuent jamais. Mais livrée à la nature extérieure et à la barbarie des hommes qui errent en hordes sauvages au dehors des cités, Birana a-t-elle une chance de survivre ? Sa seule arme : la science. Voici un roman […]  un étrange monde de l’avenir où les femmes et les hommes vivent séparés. En attendant de se rejoindre. »

Bookmarquez le permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *