La Voie des Ombres, de Brent WEEKS


voie_des_ombresCe roman est le premier tome de L’Ange de la nuit, une trilogie écrite par l’auteur américain Brent Weeks.

Ce que j’ai le plus apprécié dans cet ouvrage est son rythme effréné : on ne s’ennuie pas une seconde tant les péripéties s’enchaînent, et cela sans se ressembler. L’écriture de Brent Weeks se lit avec beaucoup de facilité, ce qui explique sans doute le succès de ce premier roman.

De plus, le fait qu’on alterne entre de multiples points de vue, et ce à travers des chapitres relativement courts, contribue également à ce rythme rapide et permet de partager les pensées et sentiments des différents piliers de l’intrigue.

Les personnages sont plutôt bien campés, et de manière générale, je me suis attachée à eux (à l’exception de Durzo Blint, que j’ai trouvé vraiment insupportable !).

Le héros, Azoth/Kylar, renvoie à la figure « classique » du jeune héros de fantasy et m’a fait penser à Fitz, le héros du Cycle de l’Assassin Royal. En effet, les deux personnages sont de jeunes assassins, éduqués par un mentor sévère, et pris en étau entre leur mission secrète et l’amour qu’ils portent à leurs proches (même si la qualité respective des deux œuvres est très différente !)

Un aspect de ce roman m’a néanmoins particulier dérangée : ses multiples incohérences ! Au fur et à mesure de ma lecture, elles m’ont de plus en plus sautées aux yeux. Que ce soit au niveau de l’intrigue ou de l’univers imaginé par Brent Weeks, le récit est parsemé d’éléments peu crédibles. Ici, il ne faut pas chercher un monde de fantasy cohérent et bien pensé, même si l’auteur fait preuve d’imagination.

L’univers dans lequel se déroule La Voie des Ombres se caractérise aussi de par sa violence et sa cruauté, qui se traduisent par le vocabulaire souvent très « cru » de l’auteur, auquel j’ai eu du mal à adhérer. Après tout, un univers sombre peut parfaitement être poétique (je pense par exemple à Perdido Street Station).

Toutefois, cette violence n’empêche pas les différents personnages de se révéler plein de bons sentiments (!) : malgré le fait qu’ils soient issus d’un monde apparemment cruel et sans tabous, ils valorisent tous l’amour, la loyauté et la morale (il faut bien rester politiquement correct !)

Peu de descriptions, beaucoup d’actions et de dialogues, voilà ce qui caractérise La Voie des Ombres. Je le conseillerais à tous ceux qui recherchent un roman de fantasy facile à lire, avec beaucoup de péripéties, sans chercher beaucoup de cohérence et de profondeur. Et pour ma part, je lirai la suite par curiosité.


Les petits [+] : le rythme soutenu, les personnages attachants, la facilité de lecture

Les petits [-] : les multiples incohérences, le vocabulaire cru, le manque de profondeur et d’originalité de l’intrigue


Autour du roman :

Ce roman est le premier tome de L’Ange de la nuit, une trilogie écrite par l’auteur américain Brent Weeks. Il s’agit d’ailleurs du premier roman de l’écrivain. L’ouvrage a été publié en 2008 en langue anglaise et en 2009 en langue française par l’éditeur Brageonne (collection Milady).


L’intrigue :

« Le tueur parfait n’a pas d’amis, il n’a que des cibles.
Pour Durzo Blint, l’assassinat est un art et il est l’artiste le plus accompli de la cité, grâce à des talents secrets hérités de la nuit des temps.
Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d’un seul coup d’œil et à prendre des risques – comme proposer à Durzo Blint de devenir son apprenti.
Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonner son ancienne vie, changer d’identité, aborder un monde d’intrigues politiques, d’effroyables dangers et de magies étranges, et sacrifier ce qui lui est le plus précieux… »

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