La Reine Margot, d’Alexandre DUMAS


reine_margotPlus d’un siècle et demi après sa première publication, on pourrait craindre que le roman d’Alexandre Dumas (père), La Reine Margot, ne soit trop difficile d’accès, trop différent dans son style pour que le lecteur moderne en apprécie la lecture. Mais, pour ma part, c’est tout le contraire que j’ai ressenti ! J’ai trouvé ce roman prenant, très agréable à lire, bien que tirant parfois en longueur.

Toutefois, Dumas dépeint avec une réussite rare l’atmosphère lourde et empoisonnée du Louvre sous le règne de Charles IX. Complots, tromperies, empoisonnements sont retranscrits à merveille et confèrent à l’œuvre toute sa saveur.

Dumas s’intéresse principalement aux secrets d’alcôves, aux intrigues de couloirs. Il faut dire que l’époque que l’auteur nous décrit avec autant de talent est particulièrement riche en figures historiques marquantes (bien que l’auteur prenne certaines libertés avec l’Histoire…).

Pour autant, Dumas ne laisse pas de côté les sentiments romanesques puisque ce roman historique est aussi et surtout un drame romantique. Au fur et à mesure de la lecture, on s’attache progressivement aux héros, devenus figures de légende, qui nous font vivre des scènes d’anthologie.

Cela est renforcé par l’emploi d’une strucreine_margot_filmture en « double » (le lecteur revit chaque scène par le point de vue de plusieurs personnages) qui, néanmoins, se révèle parfois un peu redondante. Mais cela créé également une intrigue prenante dont les dernières scènes sont une apothéose.

Et quand on évoque ce roman, on pense évidemment à son adaptation cinématographique en 1994 par Patrice Chéreau, avec Isabelle Adjani, Daniel Auteuil et Jean-Hugues Anglade dans les rôles titres. C’est en découvrant ce film passionné, violent et magnifique que j’ai eu l’envie de lire le roman de Dumas.

En conclusion, les deux fils de l’intrigue, poison et amour, très finement liés, procurent un remarquable roman, qui a traversé avec succès l’épreuve du temps pour nous livrer une vision sans pareille de la Renaissance française.


L’intrigue :

« 1572. La France des guerres de religion est devenue le champ clos des grands seigneurs et des prétendants au trône. A Paris, le jeune roi protestant de Navarre, le futur Henri IV, vient d’épouser Marguerite de Valois, dite Margot ; mariage politique qui n’empêche pas les Guise et le roi Charles IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barthélemy. Sur les pas du jeune comte de La Mole, dont s’éprend éperdument la belle Margot, et de son compagnon, le tonitruant Annibal de Coconnas, nous entrons dans ce labyrinthe d’intrigues, d’alliances, de trahisons. Les poignards luisent sous les pourpoints. René le Florentin fournit les poisons à l’implacable Catherine de Médicis. Le vieux Louvre avec ses fêtes brillantes, ses passages secrets, son peuple de soldats et de jolies femmes, est le théâtre où se déploient en mille péripéties les jeux de l’amour, de la politique, de la haine. Le père des Trois Mousquetaires nous en donne une passionnante chronique, où sa pétulante bonne humeur survit aux plus sanglants épisodes. »

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