Fahrenheit 451, de Ray BRADBURY


fahrenheit_451Fahrenheit 451 est devenu un ouvrage de référence, un classique de la littérature, au-delà du genre de la science fiction. Il s’agit d’une contre-utopie qui invite le lecteur à réfléchir sur notre société et sur son futur.

Individualisme, consumérisme, ignorance, mépris du savoir sont les principales caractéristiques de cette société du futur qui en est venu à haïr et avoir peur des livres. Posséder des livres est un crime et les pompiers se consacrent désormais à leur destruction.

C’est ce postulat choquant, qui se traduit par une véritable violence morale et physique, qui permet d’interpeller le lecteur. Le fait que la lecture, incarnation de notre capacité à penser, à réfléchir, à contester, soit devenue un objet de haine est une manière pour Ray Bradbury de dénoncer les dangers de l’abrutissement intellectuel, du consumérisme effréné, de l’individualisme combiné à une absence de réflexion individuelle.

En dépit de cette dénonciation, cette œuvre n’est pas dépourvue d’un certain optimisme, et ce grâce à l’évolution du personnage principal, Montag. Ce dernier ouvre peu à peu les yeux sur le monde qui l’entoure et sur la contestation qui doit nécessairement être menée contre cette société totalitaire. Les autres personnages, peu nombreux, incarnent les différentes facettes de cette histoire.

>>>

En conclusion, Fahrenheit 451 est une œuvre indispensable dont l’intrigue est la source d’une vraie réfléxion.


Autour de l’œuvre :

Ce roman a été publié en 1953 par l’auteur américain Ray Bradbury (1920-2012) et a obtenu le prix Hugo du meilleur roman en 1954. Il a été publié en France en 1955. Le titre de l’œuvre fait référence au point d’auto-inflammation du papier, en degrés Fahrenheit.

Fahrenheit 451 a fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 1966 par le réalisateur français François Truffaud.

Pour ceux qui veulent en découvrir davantage sur l’auteur et son œuvre, voici un article du journal Le Monde, rédigé à l’occasion de la mort de l’auteur, en juin 2012.

Ray Bradbury est en effet l’auteur de nombreux ouvrages de science fiction, dont Les Chroniques Martiennes, que j’ai particulièrement appréciées.


L’histoire :

« 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé. »

Bookmarquez le permalien.

One Comment

  1. Ce roman est un classique ainsi que l’explique l’analyse. C’est vraiment un bon livre, je le conseille à ceux qui s’intéressent aux contre-utopies !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *