Auguste, de Roger CARATINI


augusteCe roman est basé sur un contexte historique passionnant qui est celui de l’Empire romain à la fin du Ier siècle avant Jésus-Christ. Il suit les traces du jeune Octave, légataire universel de Jules César, et qui deviendra le futur Empereur Auguste.

Cependant, cet ouvrage ne tient pas ses promesses car le pari ambitieux de l’auteur (écrire un livre à la croisé de la biographie et du roman), n’est pas un pari réussi. On obtient un ouvrage assez ennuyeux (la description technique des guerres occupe une place prépondérante) où les très rares personnages fictifs n’ont aucune épaisseur ni le moindre intérêt pour l’intrigue. Les dialogues sont totalement artificiels et frisent le ridicule, on ne croit pas une seule seconde à leur réalité. En outre, l’auteur ne peut s’empêcher d’ajouter des références et des explications totalement impropres dans un roman.

Pour autant, l’aspect historique n’est pas non plus une réussite : beaucoup d’aspects ne sont qu’effleurés (la personnalité d’Auguste, certains pans de sa politique) tandis que d’autres ne sont mêmes pas abordés (sa jeunesse, son ascendance). Les mêmes détails à propos des personnages historiques reviennent toujours (Mécène…), sans que l’auteur aille très loin.

On est donc très loin d’une biographie en bonne et due forme, d’autant plus qu’aucun point de vue critique sur Auguste, ses motivations ou celles de ses proches, n’est développé, ni d’explications données sur la continuité de son Empire.

En bref, si cet ouvrage se lit facilement, il ne vaut ni un bon roman quant au plaisir de lecture, ni une bonne biographie pour l’instruction. Une fausse bonne idée que ce roman-biographie…


Autour du roman :

Ce diptyque est une fiction historique de Roger Caratini (1924-2009), un écrivain, encyclopédiste et historien français. Il est composé de deux tomes :

  • L’héritier
  • L’imperator


L’intrigue :

« Quand il succède à César après les Ides de mars, Octave est loin d’avoir reçu le titre d’Auguste, terme qui deviendra synonyme d’empereur. Ce frêle jeune homme de dix-neuf ans, dont César a fait son légataire universel à la surprise de tous, va peu à peu imposer son autorité au sein d’une lutte sans merci qui oppose ennemis et fidèles du vainqueur des Gaules. Dans un style résolument moderne qui n’exclut en rien la rigueur historique, l’auteur brosse de main de maître le tableau de cette passation de pouvoir et les scènes capitales d’une guerre civile dont les acteurs atteignent les dimensions de la tragédie antique : Antoine le baroudeur, l’hystérique Fulvia, le fourbe Lépide, Hortensia la féministe avant l’heure et enfin Octave, méthodique et déterminé, qui prendra la tête des vieux césariens. »

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